Venise et notre monde
Après un petit mois d’arrêt du blog, me voici de retour.
Nous étions partis au Carnaval de Venise, vous trouverez une belle photo de nous deux dans de beaux costumes - merci Bruno.
Cet intermède nous a permis de nous éloigner des préoccupations de la vie quotidienne.
De retour, on retrouve un monde de plus en plus loin des réalités de la nature mais aussi loin de sa véritable nature. Il suffit de voir les événements récents au Japon. Cela se remarque surtout au niveau du quotidien. Les hommes et les femmes sont dans un état d’esprit d’éparpillement qu’il est difficile de trouver en eux une cohérence humaine. Les exigences de la vie de notre société font faire des expériences qui dépassent l’entendement. Les systèmes dans les quelles nous sommes sont tellement complexes que cela nous échappent et même s'il y a des hommes doués d’une grande capacité de réflexion et de prise de décision rapide, certains éléments leurs échappent. Nous ne pouvons pas tous gérer, tout régler, tout faire, tout analyser tout comprendre, tout mettre en équation.
Même une heure et demie de yoga ne permettra pas de trouver sérénité et paix intérieure. Cela ne représenterait qu’un infime parti du besoin que l’homme de nos jours aurait besoin pour véritablement trouver la paix intérieure. Une des premières chose à appréhender en yoga est son environnement, être en phase avec ce qui vous entour, ensuite seulement peut venir une intériorisation par l’intermédiaire de son corps.
Les cours que je propose ne parlent pas de bien être, ni de relaxation, ni de liberté, ni de détente car tout cela n’est que concepts. Il ne faut pas laisser l’élève dans l’expectative, dans une attente de quelque chose, dans l’attente d’une réalisation d’un objectif. Le yoga c’est tout le contraire. Le professeur de yoga est comme un guide qui montre le chemin à l’élève de ce qu’il pourrait faire afin de faire une approche de son corps dans l’espace à cet instant présent. Il faut lui monter le début du chemin (la pose) accompagné dans l’espace dans la quel il est (la respiration) et c’est ensuite à l’élève de se diriger vers le chemin en restant en deçà de ces possibilités. Car au delà devient un concept.